lundi 27 mars 2017

Vous reprendrez bien un peu de Macaroni...

Il est des patrons qui vous marquent. Au printemps dernier, je vous parlais de mon goût pour les volants et le patron Aime comme Macaroni réalisé à l'époque en jersey. Je l'ai beaucoup porté cet été et il continue d'être un incontournable de ma garde robe d'hiver avec un gilet ou une veste.

 
À l'automne, lors d'une virée shopping, je suis tombée sous le charme d'un top dans une enseigne très connue, coupé dans un joli coton. J'allais succomber quand, à y regarder de plus près, j'ai réalisé qu'il ressemblait beaucoup à mon tee-shirt Macaroni, à quelques détails près. Alors plutôt que de céder aux appels du Made in China, pourquoi ne pas me lancer dans la confection de ce top mais version Café chiffons.


 
Commençons par le plus simple : le choix du tissu. J'ai opté pour un joli coton blanc à pois noirs déniché chez Mondial Tissus. 

 
Maintenant la partie plus ardue : la création de la parementure du col. En effet, pour celui-ci je ne pouvais pas compter sur l'élasticité du jersey ; il a donc fallu créer une ouverture dans le dos du top afin de pouvoir y passer la tête. Pour le devant de la parementure, je suis partie du patron initial et j'ai reporté sur une feuille de papier l'arrondi du col ainsi que la ligne d'épaule sur  quelques centimètres. J'ai ensuite tracé une ligne parallèle au col à 4 cm de celui-ci. J'ai ainsi obtenu la moitié de la parementure devant, sans oublier d'ajouter les marges de coutures sur la partie supérieure de celle-ci, ainsi que sur la ligne d'épaule.


 
Pour la parementure dos, j'ai procédé de la même façon. Sur la ligne du milieu dos, j'ai tracé une verticale de 8 cm et une parallèle à 3 cm de celle-ci. J'ai relié les lignes tracées à l'aide d'un perroquet afin de former d'harmonieux arrondis. J'ai coupé chaque parmenture au pli et entoilé les deux pièces obtenues. J'ai piqué les coutures d'épaule et assemblé le corps du vêtement, préalablement monté, à la parementure endroit contre endroit. J'ai ensuite piqué les 2 épaisseurs à quelques millimètres de la verticale et après une couture à l'horizontale d'1/2 cm, j'ai remonté vers le haut du vêtement. Bien sûr, j'ai inséré une bride pour pouvoir attacher à l'aide d'un bouton la partie droite à la partie gauche du dos du vêtement. Enfin j'ai coupé le long de la verticale sur 7,5cm. Sur les 0,5 derniers centimètres j'ai coupé deux petites diagonales pour relier la fente à chaque angle de la couture. Il m'a ensuite suffi de retourner la parementure vers l'intérieur du vêtement. La bride est apparue.



Après un bon repassage, j'ai fait une dernière couture à quelques millimètres du col et de la fente du dos afin de bien fixer la parementure. Encore un petit bouton à coudre et le tour était joué, j'avais résisté avec succès au Made in China.

Ma liste de courses :
  • 170 cm de tissus en 140 (coton léger, crêpe, viscose...)
  • Un petit morceau d'entoilage
  • Un bouton

La note de la couturière  :

J'avoue que ce n'est pas sans une certaine fierté que je porte mon Macaroni. J'avais une idée précise de ce que je voulais réaliser et j'y suis parvenue. Quel bonheur pour l'estime de soi!!!!
Bon côté tuto, j'ai encore quelques progrès à faire, et notamment il faudra que je pense à prendre des photos au fur et à mesure de ma réalisation. Si vous avez besoin de plus de détails ou d'explications, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, je vous répondrai avec plaisir.

lundi 20 mars 2017

Mon premier manteau

Après 4 années de couture, je ne m'étais encore jamais confrontée à la confection d'un manteau.  Mais pour mon premier, je voulais faire les choses bien : je l'imaginais confortable, pas trop épais pour le porter en mi-saison, et je le voulais entièrement doublé pour un fini impeccable.
 
Je n'avais jusqu'à présent pas trouvé le modèle qui allait me faire succomber. L'édition Janvier-Février 2017 de La maison Victor allait définitivement me faire chavirer avec son irrésistible manteau Villette.








Sa coupe décontractée, son effet loose allait faire de ce manteau une pièce unique de ma garde robe. De plus, il était doublé et j'allais pouvoir profiter des explications toujours très claire du magazine pour cette grande première.



Pour le tissu, j'ai choisi un joli lainage plumetis de chez Cousette ainsi qu'un voile de coton assorti.




Côté couture, j'ai trouvé ce modèle assez simple à confectionner, le seul point un peu délicat étant selon moi les poches. Mais pour vous aider, La maison Victor vient de mettre un ligne un vidée détaillant le pas à pas. N'hésitez pas aller y jeter un œil : clic




Pour la coupe, je ne suis pas très habituée aux coupes larges j'ai été un peu déstabilisée au début. Mais après l'avoir porté, mon manteau Villette a très vite été adopté. Il est extrêmement confortable et très facile à porter.





Ma liste de courses :
  • 205 cm de lainage en 140 cm
  • 135 cm de doublure
  • 1 bouton de 22mm
  • 90 cm de doublure thermocollante
  • fil assorti


La note de la couturière :

Pour une première, je suis satisfaite du résultat. Ce petit manteau sera parfait pour un look décontracté dans les prochaines semaines. J'ai profité d'une journée ensoleillée la semaine passée pour sa première sortie, je suis conquise. Je pense tout de même y apporter une légère modification : le patron ne prévoit qu'un seul bouton mais je trouve cela un peu juste, je pense donc en ajouter deux autres. Et c'est en écrivant cet article que je réalise que j'ai oublié de renforcer les ourlets et parementures...
Quoi qu'il en soit, cette petite réalisation m'a donné envie de réaliser d'autres manteaux, j'ai déjà deux modèles en tête, reste juste à avoir un coup de cœur sur le tissu.
 
Et puisque je ne le cite jamais, je voulais dire un ENORME merci à mon photographe préféré pour sa patience, sa disponibilité et son talent... même si les shootings mode ne sont pas sa spécialité. Si vous voulez découvrir ses très belles photos nature, n'hésitez pas à aller faire un tour sur son site www.naturanossa.com








dimanche 5 février 2017

En 2017, on revisite !

C'est l'histoire de deux découvertes quasi simultanées sur la toile.





La première rencontre s'est faite sur la toile lors des fêtes de fin d'année. C'est en navigant que j'ai découvert le blog de Basile et Léon et plus particulièrement son article sur le sweat Courcelles.
J'avais déjà  le patron puisque j'avais réalisé plusieurs gilets Monceau (,  et ). J'ai été séduite par cette revisite originale d'un sweat très classique. J'ai donc gardé l'idée dans un coin de la tête, la météo se prêtant plus aux gros pulls et doudounes qu'aux petits sweats printaniers.

Puis, lors d'une virée parisienne, je suis tombée sur les très jolis molletons Atelier Brunette : des sweats à motifs délicats, en bleu marine et or ou gris clair et rose pastel. Mais outre les motifs c'est surtout la douceur de ce coton qui m'a fait craquer.



Alors au revoir les modèles hivernaux, à moi un joli petit sweat tout douillet.




Pas de difficulté pour la réalisation, tout est parfaitement expliqué par Basile et Léon. Parfait pour une petite cousette de dimanche après midi.
J'aurais aimé pouvoir réaliser un petit ourlet roulotté pour un fini plus net du volant mais je n'ai pas réussi à régler ma surjeteuse. Si vous avez une astuce, je suis preneuse.



Ma liste de course :
  • 140 cm de molleton en 140 de laize
  • Fil assorti

Les commentaires de la couturière :
J'adore mon sweat. Bien coupé, douillet, un bonheur à porter. D'ailleurs je le vois bien avec une petite chemise pour aller au bureau, ou en jean basket pour un look plus casual.
Cette petite couture m'a donné le gout aux revisites de patrons. Je pense que ce sera mon fil rouge de 2017.

lundi 16 janvier 2017

Estelle et sa veste Monceau

Quel bonheur de coudre pour ceux qu'on aime!
 
Alors que je lui proposais de lui coudre un sweat, ma sœur Estelle m'a fait part de son envie de porter une veste. Ni une ni deux, c'était parti. J'avais déjà le modèle en tête : la veste Monceau déjà vue ici et .
 

 
Nous avons choisi une très belle laine bouillie chez Tissus Reine. C'est une très belle matière, très chaude, confortable et pour le plaisir de la couturière, simple à coudre.
 
Pour éviter de donner trop d'épaisseur aux parmentures, j'ai opté pour une cotonnade japonisante, totalement entoilée.

 
Enfin, afin de donner un peu plus de caractère à sa veste, Estelle a choisi de la border d'un passepoil de simili cuir noir. Et côté fermeture, nous avons opté pour des pressions noires.


 

J'ai un peu modifié le patron en remontant la ligne d'épaule de 2cm vers le cou : je trouvais que mes versions précédentes étaient trop dégagées à l'encolure.
 



Ma liste de courses :
  • 150 cm de tissu en 140
  • 6 pressions
  • 250 cm de passepoil
  • un morceau de coton pour les parmentures
  • un morceau d'entoilage

La note de la couturière :
 
En écrivant l'article, j'ai réalisé que c'était la troisième veste Monceau que je confectionnais. Alors qu'ajouter de plus!
Ce modèle est un basique déclinable à l'infini. Pour Estelle, ce sera une veste d'hiver à porter sous un manteau pour affronter les températures glaciales qui nous attendent mais elle sera également idéale en petite veste de printemps.
 
Et vous, elle sera comment votre veste Monceau ?
 



vendredi 6 janvier 2017

Jupe Barcelone

Pour ce premier article de l'année, permettez moi de vous souhaiter une belle et heureuse année 2017.
Et en ces temps de froid et de grisaille, je vous propose quelques photos ensoleillées.

Il est des tissus pour lesquels vous craquez un jour et qui finalement passent des mois entiers dans votre armoire avant qu'ils ne trouvent le modèle idéal.

C'est le cas de ce très joli lainage à chevrons rouge ramené il y a maintenant deux ans de Barcelone. Je l’avais déniché chez Ribes & Casal.






J'avais juste de quoi faire une petite jupe droite mais ne trouvant pas de modèle qui me plaisait, j'ai décidé de le dessiner moi même.

Je la voulais assez simple : droite avec une ceinture mais pour ajouter un peu de difficulté j'ai dessiné des poches et les ai soulignées ainsi que la ceinture avec un passepoil doré de mon stock.


J'ai opté pour une fermeture au dos avec un zip invisible.




Ma liste de courses :

  • 60 cm de lainage à chevrons
  • 60 cm de doublure assortie
  • 1,50m de biais
  • 1 zip invisible de 20 cm

La note de la couturière :

Quoi de mieux, quand on ne trouve pas le modèle idéal de le dessiner soi même. On est alors sûre que celui ci sera à notre gout et cerise sur le gâteau il nous ira comme un gant puisque fait à partir de nos propres mensurations.

Alors, qu'attendez vous pour vous lancer?











mardi 20 décembre 2016

Mon petit cadeau de Noël : le headband tout douillet

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je vous propose une petite séance tricot.

Vous l'aurez sûrement remarqué dans les magazines, depuis quelques années la grande tendance est aux headbands. Chauds, douillets c'est l'accessoire idéal de l'hiver. Quand en plus ils peuvent être réalisés en une soirée au coin du feu, on ne peut que céder à la tentation. 




Celui que je vous présente aujourd'hui a été confectionné pour Mélodie. J'ai choisi de le tricoter en double fil, à l'aide d'aiguilles circulaires et d'une laine Phildar Partner 3.5 couleur Pavot. J'ai opté pour un point de riz. 


Et comme c'est Noël, je vous propose un petit tuto :
  • 1 pelote de laine (ici Phildar Partner 3.5) à utiliser en double fil
  • Aiguilles circulaires n°5 (vous pouvez également réaliser votre headband avec des aiguilles classiques, il s’agira alors de tricoter une bande à la largeur désirée et de coudre ensuite les deux extrémités)
  • une aiguille à laine

Monter 76 mailles les tricoter au point souhaité sur 10 cm environ, puis rabattre toutes les mailles.
Tricoter maintenant la partie centrale : monter une dizaine de mailles et tricoter pendant 12 cm. Rabattre les mailles et et entourer le headband de celle-ci. Coudre solidement. 
Et voilà votre headband est terminé! 

Plutôt simple, non? Alors, à vos fils, à vos aiguilles, tricotez!!!



Il est maintenant temps pour moi de vous souhaiter un joyeux Noël, tout doux et cozy.



lundi 5 décembre 2016

La marinière customisée

Tout est parti d'un lot gagné lors d'un challenge professionnel de Monsieur : une marinière de marque très connue.

Malheureusement, le vêtement était bien trop grand pour lui comme pour moi. Et franchement la coupe bof bof.



J'avais donc gardé le modèle dans mon placard à tissus en attendant d'avoir LA bonne idée. 

Il y a longtemps que j'avais envie de me lancer dans la customisation. Mais je ne savais pas par quoi commencer... et c'est là que l'idée de la marinière a fait son chemin. J'avais envie de moderniser la coupe pour la rendre plus contemporaine et surtout plus seyante.
Et c'est avec l'aide de ma fidèle Zef que le projet a vu le jour.


J'ai choisi de garder l'idée du sweat mais en le retravaillant totalement. Il a finalement suffit de quelques coups de ciseaux : nous avons rétréci la largeur du pull, remonté les emmanchures, créé une ouverture sur le col doublé d'une parementure. Avec une bande de molleton fin beige, nous avons ajouté des poignets et une ceinture.




Enfin pour donner un côté sympa à mon sweat, j'ai ajouté 8 œillets le long sur col et passé un lacet pailleté rouge dans ceux ci.


Ma liste de courses :

  • La fameuse marinière trop grande
  • 20 cm de molleton beige chez motif personnel
  • 8 œillets
  • 1 lacet rouge pailleté de 1m chez Lacetsfun

La note de la couturière :

Moi qui appréhendais de me lancer dans le challenge de la customisation, je me suis beaucoup amusée dans ce projet. On voit le vêtement se transformer rapidement et redonner vie à une pièce qui était vouée à passer ses jours au fond d'un placard. C'est une activité très ludique et valorisante, tout ce que j'aime dans la couture.

Ce sweat attend avec impatience que le printemps arrive pour enfin sortir ma marinière. Et pour rendre à César ce qui appartient à César...